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Come wander with me now, come wander with me.

Lundi 18 février 2013 à 0:50

Je suis fatiguée de faire des efforts tout le temps, pour tout et dans tout. Il n'y a plus rien que je fais par gout ou par envie, tout par obligation. Je vais en cours, je fais des exposés, je passe les examens, parce qu'il le faut. Je mets de l'argent de côté et n'achète rien parce qu'il le faut ( mais au fond ce n'est pas comme si j'avais envie de quoi que se soit ), je vois des gens car il faut voir des gens, je vais chez mes psy car il faut bien faire quelque chose, je ris, souris, fais semblant d'être heureuse et épanouie parce qu'il faut bien ma bonne dame. Je peux être franche ? ça me casse les couilles. Tout ça ne me même à rien, nulle part, n'importe quelle domaine, aucun avenir. Tout ce que je fais, pourquoi ? Qu'est ce que ça m'apporte ? Jamais rien ne se passe bien, jamais rien ne m'arrive. Je vis parce qu'il faut vivre, parce que je sais ce que la vie est et que la mort ne me tente pas plus que ça, mais rien me tente, rien. On me dirait "tu peux passer des journées dans ton lit sans rien faire, sans manger boire aller aux toilettes te laver sortir voir des gens" je dirais " Ah, enfin, j'ai attendue ça toute ma vie". Je suis toujours remplie des mêmes questions existentielles, pourquoi, pourquoi moi. J'ai l'impression d'être une machine à emmerde, dés que j'ouvre la bouche il n'en sort que de la merde, soit l'on m'écoute et je blesse, soit on m'écoute pas et... rien ne se passe. Je suis fatiguée de ce rôle que je me suis mise en tête de jouer depuis que j'ai dix ans, d'être "drôle" toujours, tout le temps, parce que je suis qu'un étron sans talent et sans aucune reconnaissance qui ne peut vivre qu'en étant qu'une ombre. Je me déteste hein, ça surprendra personne. J'en ai marre de moi, de cet environnement, j'étouffe, j'étouffe de cette vie putride qui m'apporte rien. Je veux crever, vite, sans douleur, mais pas vraiment, un peu. Je me sens tellement seule, et je voudrais hurler à l'aide, mais qui s'en soucis vraiment ? Qui viendra m'aider ? Si je suis faible, est ce qu'on m'aimera encore ? Si je pleure, on me déteste, on m'en veut, de ne pas être forte, de n'être bonne qu'à ça. Je veux pas faire cet exposé, je veux plus jamais faire d'exposé, j'en ai rien à faire de Kennedy, je veux que quelqu'un m'arrache le coeur et en fasse de la charpie.

Merde, j'arrive pas à respirer. 

IroHana du haut de son petit nuage

Jeudi 13 décembre 2012 à 18:57

C'était une journée de merde, un anniversaire de merde, et je suis pitoyablement en train de pleurer comme tous les soirs, et je vais pitoyablement aller dans les bras de ma mère qui doit bien être la seule personne en ce monde avec mon père à vraiment m'aimer. Ouais, à 19ans. Je recrute de plus en avoir deux.

 

IroHana du haut de son petit nuage

Mercredi 12 décembre 2012 à 0:54

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IroHana du haut de son petit nuage

Vendredi 14 septembre 2012 à 19:25

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IroHana du haut de son petit nuage

Mercredi 28 mars 2012 à 19:31

J'ai décidée d'écrire parce que c'est plus simple. En fait, je me rends compte maintenant, j'ai toujours été plus ou moins comme ça. J'ai déjà eu peur de tant de chose, petite j'étais terrorisé par l'idée que des démons/sorcières/fantômes pouvaient exister, et pourtant je lisais des choses là dessus. Plus tard j'ai commencé à avoir peur d'être pédophile, de devenir raciste, antisémite, xénophobe. Après, il y a eu l'hypocondrie, la peur de la mort, invivable. A chaque fois, c'est toujours le  même processus, la pensée apparaît comme ça, parmi d'autre. Et le monde s'arrête : Et si c'était véritable ? Pourtant, au plus profond de moi tout cela me dégoûte profondément, et me fait si peur, que je voudrais pouvoir tout contrôler. Oui le futur m'angoisse, non je ne veux même pas imaginer ce genre de scénario qui me dégoûter, non je ne veux pas être ce genre de personne. Alors, j'analyse tout, les moindres pensées, les moindre regards, les moindres fait et geste, même jusqu'à mes rêves, à tel point que ça en devient fou. Et aujourd'hui, maintenant, ça me fait ça avec l'amour.
Et je ne le supporte plus. Pourquoi ? Parce que ça la touche elle, ça touche quelqu'un qui m'est précieuse. Alors j'ai peur, j'ai peur de la perdre, j'ai peur de tout gâcher, j'ai peur que tout s'écroule, j'ai peur du futur. On me dira «  Bah oui, c'est normal d'avoir peur de perdre la personne que l'on aime et de ne pas vouloir tout gâcher, vu qu'on l'aime » Mais si c'était si simple que ça. Cette phrase, je me la suis répétée des centaines de fois dans mon cerveau, des millions de fois. Je me suis dit qu'en analysant, peut être que ça passerait. En « cassant » la pensée, il y aurait peut être une amélioration. Aujourd'hui, c'est devenue pire, j'ai peur, peur de m'ouvrir à mes amis, peur de m'en faire de nouveau, parce que j'ai peur d'être tellement incapable et que quelques choses m'amènent à laisser tomber ma chère et tendre, à toute foutre en l'air encore une fois. Pourtant, j'ai tenter d'imaginer, qu'est ce que ça serait sans elle, et, je pleure, à chaque fois je pleure, j'ai pas envie de vivre sans elle, j'ai pas envie d'arrêter de penser à elle, je veux encore et encore chaque matin me lever et imaginer qu'elle est près de moi, prendre soin d'elle, avoir des nouvelles d'elle régulière. Là, je pleure encore, parce que ça me fait rien que d'y penser. Je m'en veux tellement de tout ça. Je sais, on me l'a dit, ce n'est pas de ma faut, mais cela n'empêche pas, que je culpabilise, que j'ai l'impression de lui faire du mal, que j'ai l'impression de la trahir tout le temps, que je suis un monstre de cruauté, j'ai peur de donner l'impression de  ne pas avoir assez confiance en notre amour.

J'ai que 18ans, j'ai toujours su que les sentiments ne sont pas immuable, mais je pense que quand j'aime quelqu'un, je l'aime vraiment. M. est toute précieuse pour moi, incroyablement, trop peut être. Je voudrais, il est vrai, être le noyau de sa vie, qu'elle pense à moi matin midi et soir, qu'elle soit tout le temps après moi. Ce n'est pas ainsi, ça me blesse, mais je l'accepte, parce que mes sentiments pour elle sont assez fort pour cela. Parce que quand elle me dit que je lui apporte un peu de bonheur, je la crois, et je veux continuer à la croire.

Je ne veux pas devenir un monstre infidèle, qui court les jupons, qui tombent amoureuses à tout bout de champ, qui fait du mal aux personnes à qui elle tient sincèrement, cette personne, ça n'est pas moi, ça ne sera jamais moi. Je suis quelqu'un, je pense, d'aimante, de fidèle, avec qui on peut avoir confiance. Je suis... une putain d'héroïne de Walt Disney, qui tombe amoureuse d'une Princesse charmante et qui ne veut pas penser à aller avoir ailleurs. Et cette peur, qu'il y est un monstre en moi, me ronge. 

Je suis fatiguée de toute cette angoisse, de dès que je parle à quelqu'un, que je souris me dire «  Ah mon dieu, je la trompe, qu'elle monstre je suis, et si j'avais des sentiments pour deux personnes à la fois, et si et si ? » et me monter des films improbable alors que ça me fait ça tous les deux matins dès que je parle/croise quelqu'un.
La seule personne qui reste, c'est M.
Et cette peur incroyable de la perdre, de perdre mes sentiments, qu'elle les perdre elle, qu'elle me quitte.
C'est ça le problème, le vrai problème, c'est que je l'aime, que je ne veux pas qu'on se sépare, mais que je ne supporte plus mes pensées, que j'ai peur d'un avenir sans elle, que je veux la rendre heureuse, qu'elle me rends heureuse et que je ne veux pas perdre le bonheur qu'elle m'offre.
Alors d'un côté, j'ai peur de voir un psy, qui me dise que je devrais la quitter pour mon bonheur, qui me dise je ne sais pas quoi, parce que non, ça voudrais dire que je me serais laisser vaincre, et j'en serais d'autant plus triste, d'autant plus déprimer, et mon amour pour M. ne partira pas ici, et rien ne le fera partir, sauf peut être le temps, mais je ne veux pas y penser. Oui, je ne veux pas. Tout ça sont des TOCs, et cela me pourrit, ma vie sociale, ma vie sentimentale, ma vie familiale, mes études, et ma vie tout court.
Alors, on donne comme conseil, de ne pas casser la pensée, de la laisser venir, de la prendre pleinement jusqu'à ce qu'elle s'étouffe. Ou alors bien, de l'affronter, pleinement. Ou encore même, d'écouter son corps. Mon corps ne répond plus à rien, je suis tout le temps mal peut importe ce que je pense, il y a que quand je t'imagine me serrant dans tes bras, ou courant vers toi, que ça va un peu mieux. Je ne veux pas que cette maladie m'enlève ce bonheur.
Pitié, faites que tout cela partent.

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IroHana du haut de son petit nuage

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