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Come wander with me now, come wander with me.

Mercredi 14 novembre 2012 à 21:16

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IroHana du haut de son petit nuage

Samedi 13 octobre 2012 à 21:57

J'écris cette lettre, pour m'excuser, auprès de toi, qui doit sans doute être celle que j'ai le plus déçue.
Je m'excuse pour ne pas avoir tenue aucune de mes promesses et pour ne t'avoir donner que tristesse et déception. Je sais que ce n'était absolument ce que tu voulais, ce que tu t'imaginais, et pourtant je peux t'assurer que j'ai fait ce que j'ai fait, mais la vie n'a jamais été facile.
Alors, petite fille que j'étais, je m'excuse.
Parce que je ne serais jamais vétérinaire, et sans doute jamais prof d'histoire-géographie, vu mon incapacité à faire des études et à faire des phrases sans faire des mots sans tous les trois mois.
Parce que je ne suis jamais devenue aussi belle que tu le souhaitais, je n'ai pas de beaux cheveux qui m'arrive jusqu'au rein et un air mature, de belles dents blanches et alignés, des lentilles qui remplacent les lunettes que tu détestais tant. Je n'ai pas de poitrine qui me donne des airs de femmes fatales, la seule chose que j'ai que tu as toujours voulu, c'est une quinzaine de kilos en moins, mais acquis dans la douleur et la souffrance.
Je ne suis pas devenue super forte dans quelques choses, j'écris toujours comme un pied, j'ai pas de don pour les langues, je couds avec difficultés, je dessine toujours comme si j'avais une dizaine d'année, je chante toujours aussi faux et le sport n'a jamais voulu m'aimer.
Il n'y aura jamais de prince charmant, parce que je n'aime pas plus les garçons plus que ça, et que de toute façon il semble que les histoires d'amours ne soient pas fait pour moi, j'ai hélas, cette affiliation avec la souffrance que tu as toujours eu. Aujourd'hui, il y a une princesse, en qui j'ai mis tous mes espoirs.
Ne désespère pas, peut être que le nous d'une trentaine d'année nous réserve de bonne surprise, si j'arrive à surpasser tout ça.
Je suis tellement désolé de t'avoir déçue, de m'avoir déçue, et de voir qu'au final, on est toujours aussi seule.

IroHana du haut de son petit nuage

Vendredi 14 septembre 2012 à 19:25

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IroHana du haut de son petit nuage

Mercredi 28 mars 2012 à 19:31

J'ai décidée d'écrire parce que c'est plus simple. En fait, je me rends compte maintenant, j'ai toujours été plus ou moins comme ça. J'ai déjà eu peur de tant de chose, petite j'étais terrorisé par l'idée que des démons/sorcières/fantômes pouvaient exister, et pourtant je lisais des choses là dessus. Plus tard j'ai commencé à avoir peur d'être pédophile, de devenir raciste, antisémite, xénophobe. Après, il y a eu l'hypocondrie, la peur de la mort, invivable. A chaque fois, c'est toujours le  même processus, la pensée apparaît comme ça, parmi d'autre. Et le monde s'arrête : Et si c'était véritable ? Pourtant, au plus profond de moi tout cela me dégoûte profondément, et me fait si peur, que je voudrais pouvoir tout contrôler. Oui le futur m'angoisse, non je ne veux même pas imaginer ce genre de scénario qui me dégoûter, non je ne veux pas être ce genre de personne. Alors, j'analyse tout, les moindres pensées, les moindre regards, les moindres fait et geste, même jusqu'à mes rêves, à tel point que ça en devient fou. Et aujourd'hui, maintenant, ça me fait ça avec l'amour.
Et je ne le supporte plus. Pourquoi ? Parce que ça la touche elle, ça touche quelqu'un qui m'est précieuse. Alors j'ai peur, j'ai peur de la perdre, j'ai peur de tout gâcher, j'ai peur que tout s'écroule, j'ai peur du futur. On me dira «  Bah oui, c'est normal d'avoir peur de perdre la personne que l'on aime et de ne pas vouloir tout gâcher, vu qu'on l'aime » Mais si c'était si simple que ça. Cette phrase, je me la suis répétée des centaines de fois dans mon cerveau, des millions de fois. Je me suis dit qu'en analysant, peut être que ça passerait. En « cassant » la pensée, il y aurait peut être une amélioration. Aujourd'hui, c'est devenue pire, j'ai peur, peur de m'ouvrir à mes amis, peur de m'en faire de nouveau, parce que j'ai peur d'être tellement incapable et que quelques choses m'amènent à laisser tomber ma chère et tendre, à toute foutre en l'air encore une fois. Pourtant, j'ai tenter d'imaginer, qu'est ce que ça serait sans elle, et, je pleure, à chaque fois je pleure, j'ai pas envie de vivre sans elle, j'ai pas envie d'arrêter de penser à elle, je veux encore et encore chaque matin me lever et imaginer qu'elle est près de moi, prendre soin d'elle, avoir des nouvelles d'elle régulière. Là, je pleure encore, parce que ça me fait rien que d'y penser. Je m'en veux tellement de tout ça. Je sais, on me l'a dit, ce n'est pas de ma faut, mais cela n'empêche pas, que je culpabilise, que j'ai l'impression de lui faire du mal, que j'ai l'impression de la trahir tout le temps, que je suis un monstre de cruauté, j'ai peur de donner l'impression de  ne pas avoir assez confiance en notre amour.

J'ai que 18ans, j'ai toujours su que les sentiments ne sont pas immuable, mais je pense que quand j'aime quelqu'un, je l'aime vraiment. M. est toute précieuse pour moi, incroyablement, trop peut être. Je voudrais, il est vrai, être le noyau de sa vie, qu'elle pense à moi matin midi et soir, qu'elle soit tout le temps après moi. Ce n'est pas ainsi, ça me blesse, mais je l'accepte, parce que mes sentiments pour elle sont assez fort pour cela. Parce que quand elle me dit que je lui apporte un peu de bonheur, je la crois, et je veux continuer à la croire.

Je ne veux pas devenir un monstre infidèle, qui court les jupons, qui tombent amoureuses à tout bout de champ, qui fait du mal aux personnes à qui elle tient sincèrement, cette personne, ça n'est pas moi, ça ne sera jamais moi. Je suis quelqu'un, je pense, d'aimante, de fidèle, avec qui on peut avoir confiance. Je suis... une putain d'héroïne de Walt Disney, qui tombe amoureuse d'une Princesse charmante et qui ne veut pas penser à aller avoir ailleurs. Et cette peur, qu'il y est un monstre en moi, me ronge. 

Je suis fatiguée de toute cette angoisse, de dès que je parle à quelqu'un, que je souris me dire «  Ah mon dieu, je la trompe, qu'elle monstre je suis, et si j'avais des sentiments pour deux personnes à la fois, et si et si ? » et me monter des films improbable alors que ça me fait ça tous les deux matins dès que je parle/croise quelqu'un.
La seule personne qui reste, c'est M.
Et cette peur incroyable de la perdre, de perdre mes sentiments, qu'elle les perdre elle, qu'elle me quitte.
C'est ça le problème, le vrai problème, c'est que je l'aime, que je ne veux pas qu'on se sépare, mais que je ne supporte plus mes pensées, que j'ai peur d'un avenir sans elle, que je veux la rendre heureuse, qu'elle me rends heureuse et que je ne veux pas perdre le bonheur qu'elle m'offre.
Alors d'un côté, j'ai peur de voir un psy, qui me dise que je devrais la quitter pour mon bonheur, qui me dise je ne sais pas quoi, parce que non, ça voudrais dire que je me serais laisser vaincre, et j'en serais d'autant plus triste, d'autant plus déprimer, et mon amour pour M. ne partira pas ici, et rien ne le fera partir, sauf peut être le temps, mais je ne veux pas y penser. Oui, je ne veux pas. Tout ça sont des TOCs, et cela me pourrit, ma vie sociale, ma vie sentimentale, ma vie familiale, mes études, et ma vie tout court.
Alors, on donne comme conseil, de ne pas casser la pensée, de la laisser venir, de la prendre pleinement jusqu'à ce qu'elle s'étouffe. Ou alors bien, de l'affronter, pleinement. Ou encore même, d'écouter son corps. Mon corps ne répond plus à rien, je suis tout le temps mal peut importe ce que je pense, il y a que quand je t'imagine me serrant dans tes bras, ou courant vers toi, que ça va un peu mieux. Je ne veux pas que cette maladie m'enlève ce bonheur.
Pitié, faites que tout cela partent.

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IroHana du haut de son petit nuage

Lundi 26 mars 2012 à 5:52

Il est bientôt six heures du mat, et j'ai juste envie de m'asseoir au milieu de mon lit en pleurant ton nom, de t'appeler peut importe l'heure et te dire  à quel point je t'aime et j'ai besoin de toi, à quels points ses pensées obsesionnelles me rongent et m'angoissent,  j'en peux plus de pouvoir à n'importe quel moment avoir cette voix dans la tête qui me dit des choses qui me font souffrir et avec lesquels je suis pas d'accord. Je voudrais juste là être dans tes bras, ça serait si simple pour briser cette angoisse. Ouais je voudrais être dans tes bras. Tout ça me rends malade putain, malade, mais que ma tête arrête de travailler putain qu'elle arrête. 

Je veux juste sangloter contre ton épaule quelques instants, que tu me dises que je suis forte, que notre amour est sincère, que tout ça va s'arrêter. Et je te croirais, je te crois. 

Je me hais putain, je me hais. 

IroHana du haut de son petit nuage

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